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 Rowan Feu Ardent, croque mort à ses heures

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Rowan Feu Ardent

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Messages : 16
Écus : 919
Date d'inscription : 06/08/2015

Feuille de personnage
Race: Nain
Métier n°1: Mage noir
Niveau: 9

MessageSujet: Rowan Feu Ardent, croque mort à ses heures    Jeu 6 Aoû - 22:33




           « FEU ARDENT . Rowan                          



           


           
           Le Croque Mort

           

           
        __________________________


           → Age: 24 ans

           → Race: Nain

           → Famille: Je suis né d'un père nain, Orri Feu Ardent et d'une mère humaine Gabriella Feu Ardent

           → Métier I Oracle

           → Métiers II Mage Noir

           → Signe distinctif : Une jambe mécanique que j'ai hérité d'un accident de mine

           → Taille : 1m55, pas mal pour un nain, n'est ce pas ?

           → Poids : 70 Kilos


                                 
           
        Physique




          Que pourrais je vous dire ?
        Mon père est un nain, ma mère est humaine.  J'ai hérité de leurs caractéristiques, je suis plutôt grand pour un nain. J'avais une vrai carrure d'athlète quand j'étais plus jeune, toujours dans la mine ou à la forge, j'avais la peau si brune, toujours près d'une flamme à créer des objets... Est ce encore le cas aujourd'hui ? Mmhh, je ne pense pas avoir trop changé, je me suis toutefois amincis après mon accident. J'y ai gagné une  belle jambe en métal d'ailleurs, une belle pièce qui s'adapte à tout mes mouvements. J'ai mis longtemps à m'y habituer, je ne supportait pas les cliquetis que faisaient les rouages mais maintenant c'est une belle musique qui me rappelle mon enfance à Juvel.
        Je crois que je ressemble quand même plus à mon père. J'ai hérité de la chevelure drue et dense de sa jeunesse. Mes cheveux sont brun et long, ils sont tressés dans la plus pure tradition de notre peuple. C'est d'ailleurs assez intéressant de voir que chez nous les hommes mettent autant de temps que les femmes à parfaire leurs coiffures. Ma mère qui était humaine me taquinait souvent sur cela.
        Hmm...J'ai aussi le nez de mon père, un nez droit "de combattant" comme il disait. Par contre j'ai les yeux de ma mère, des yeux verts clairs.
        On me dit souvent que j'ai constamment fatigué, c'est vrai que ces cernes autour de mes yeux pourraient me faire passer pour un raton laveur.
        Que dire d'autre ? Fidèle à la tradition de notre peuple je suis habillé comme si chaque coin de rue abritait une hydre. Une tunique simple recouverte d'un plastron, des gants en peau pour recouvrir mes mains. J'ai également une petit hache que je garde à la ceinture. Mais pour être honnête je ne me suis jamais vraiment battu avec, elle est juste très utile, pour se défendre et dissuader, et de temps en temps couper de la viande trop dure.


                     
        Mental




           J'aimerai vous dire que je suis un homme simple qui aime les longues balades romantiques au bord de la mer. Que j'ai quatre chiens et cinq chats , la vérité est un peu plus compliquée que cela.
        Je n'ai pas à me justifier. Mais si vous entendiez et voyiez la façon dont chaque personnes mourra à chaque instant, cela influerait grandement sur votre santé mentale. J'ai au cours de ma vie acqui le don des oracles. Je n'ai jamais eu encore de grande prophéties sur la fin du monde, mais cela reste un lourd fardeau.
        J'ai appris à réduire le volumes de ces hurlements constants à force, mais j'évite les lieux trop peuplés car je peux me retrouver facilement submergés par les hurlements des morts.
        Je préfère rester seul de toute façon, c'est assez difficile de se lier d'amitié avec quelqu'un si vous savez par avance qu'il ne vous remboursera jamais ces 40 écus, je ne parle pas même pas du poids de savoir l'espérance de vie de la personne en face de vous. Voir son espérance de vie augmenter et baisser à chaque instant suivant ses actions, c'est beaucoup trop de stress pour maintenir une relation saine.
        Ce don m'est tout de même utile, je ne marche jamais dans les crottes de chiens, je ne perds jamais mes affaires...
        Aussi glauque que cela paraisse, je préfère le calme des cimetières. Les esprits, les squelettes, on n'a jamais à s'inquiéter de leur mauvaises habitudes et de leur santé. Ils ne peuvent pas être plus morts qu'ils ne le sont déjà.
        J'ai également hérité de pouvoirs de mages Noirs. Les malédictions ce n'est pas trop mon truc, mais je dois avouer que quand je suis seul il m'arrive de ranimer des corps et de les faire parler, ça m'aide à pallier à solitude.
        Je ne suis dans l'absolu pas un rabat-joie . J'aime bien boire, j'aime manger, comme je vous l'ai dit j'ai été élevé dans la plus pure tradition naine. Mais il est vrai que je ne peux m'empêcher de penser à la futilité de ces choses, à quoi bon au final ? Cette bière peut paraître délicieuse maintenant, le sera elle encore quand elle est ses sœurs vous donneront une cirrhose ?
        Mon but dans la vie au jour d'aujourd'hui c'est de rester vivant. J'ai entendu dire que les artefacts possédaient des pouvoirs incommensurables. Si j'arrivai à mettre la main dessus, je pourrai déjouer la mort à jamais et me débarrasser de cette plaie qu'est la clairvoyance.


           
        Histoire



          On dit que toute histoire commence à la naissance, mais j'ai bien peur que cette première partie soit quelque peu inintéréssante.
        Voyons...  Je suis né à Tarlach d'une mère humaine et d'un père nain. C'était un jeune couple, ils étaient persuadés que leur amour durerait pour toujours et que les différences culturelles ne pourraient jamais les séparer.
        Ils avaient tord.
        Ma mère venait du continent, elle avait connu les forêts d'Irly, la faune et la flore. Les cavernes de Juvel l'étouffaient. Elle avait besoin d'air et de verdure. Déménager à Myrddin ne fut pas assez et ils se séparèrent en bon terme lors de mon troisième anniversaire. Ma mère retourna seule à Gildwen et je retournais la voir voir tout les six mois pour une période de six mois.
        Mon père souffrait de l'absence de ma mère mais il ne pouvait quitter sa patrie, ses terres. L'océan le terrifiait et il ne pourrait jamais le traverser. Quand j'étais chez lui je l'entendais sangloter tout les soirs quand il me croyait endormi.
        Ma mère, bien qu'elle soit l'humaine des deux, était faite d'un métal plus solide. Elle aimait toujours mon père mais ne semblait pas souffrir autant de son absence, chez elle c'était toujours joyeux, j'étais son petit prince et elle me gâtait.
        A mon sixième anniversaire mes parents commencèrent à se préoccuper de mon éducation. Lorsque j'étais un bambin il était facile d'aller d'un point à un autre. Mais j'atteignais un âge où j'avais besoin de plus de stabilité.
        Ma mère vint à Myrdinn et après une longue conversation avec mon père ils me parlèrent avec un air grave.

        - Rowan mon enfant, tu commence à grandir. Nous allons te parler comme à une grande personne et te laisser le choix. Nous pensons que pour ton éducation il serait sage que tu commence ton éducation dans un endroit fixe, aller à l'école, te faire des amis... Tu pourrais aller à l'école ici à Tarloch avec ton père où tu pourrais venir avec moi à Yeltas.

        Je savais très bien quelle était l'intention de mes parents, ils voulaient le meilleur pour moi, ils ne voulaient pas me forcer à rester dans un endroit qui ne  me plairait pas. Ils voulaient mon bonheur.
        Mais je n'avais jamais été aussi triste de faire un choix. J'étais nain, j'étais humain, la pierre et les forêts étaient toute deux ma patrie. Qu'est ce que je pouvais dire au parent que je laisserai derrière ? Penserait il que je l'aimais moins ?
        Je me souviens avoir éclaté en sanglot et de l'étreinte de mes parents. Ils étaient réunis pour la première fois depuis longtemps et c'était pour se séparer pour encore plus longtemps. Sans mes allers et venues, ma mère ne ferait plus le trajet jusqu'à Tarlach.
        Ils me laissèrent la nuit pour réfléchir et me rassurèrent. Qu'importe mon choix ils le respecteraient et m'aimeraient tout autant.
        Dans mon lit cette nuit là, le sommeil ne vint jamais. J'aimais ma mère tendrement, elle était si bonne avec moi, chaque jour était prétexte aux célébrations. Ma première dent perdue, mon premier dessin, mes premières blessure "de guerre" comme elle les appelait, quand je chahutais un peu trop fort... La vie avec elle était une fête constante.
        J'aimais mon père tout autant bien sûr mais...Il était si triste et mélancolique. Il passait ses journées à me parler de ma mère comme si elle n'était plus de ce monde. D'un côté je le comprenais, elle n'était plus de son monde, c'était vrai.

        Je pris la décision de rester avec mon père. C'était celui qui semblait avoir le plus besoin de moi. Je pourrai le faire sourire et m'occuper de lui comme je le faisais déjà, les jours où il était trop triste pour manger ou se lever. J'étais la seule preuve   que son conte de fée avait bien eut lieu.
        Bien sûr je gardai mes vrais raisons pour moi, pas la peine d'attrister mes parents plus que cela
        Je dis à ma mère que j'aimais mieux rester à Tarlach car je voulais devenir un grand mineur tout comme mon père. Cela était un mensonge mais qu'importe.
        Ma mère me pris dans ses bras et je la vis pleurer pour la première fois de ma vie.

        -Tu vas me manquer mon petit prince...

        Elle fit ses bagages et partit le lendemain. J'étais habitué à quitter ma mère, mais cela était toujours facile car je savais que l'heure des retrouvailles n'était jamais lointaine, Cette fois ci fut affreuse, quand la voile de son navire se leva, mon coeur se déchira en deux et et une moitié s'envola avec elle.

        Les années passèrent. Pour mon bien ma mère ne vint jamais me rendre visite. Elle avait peur de rendre les choses encore plus compliquées pour moi. Je pense que cela devait encore plus difficile pour elle.
        Elle ne m'abandonna pas pour autant, elle m'écrivait des lettres, avec beaucoup de dessins la première année, car je ne savais pas encore bien lire et mon père n'en avait jamais vu l'utilité. Pour pouvoir correspondre avec elle je m'appliquais grandement à l'école, le meilleur de la classe.
        Elle me posait tout un tas de questions sur moi et sur mon père. Voulant la protéger, je n'écrivais sur mes lettres que les beaux jours et les beaux souvenirs.
        Je lisais toutes ses missives à mon père qui semblait aller mieux, il ne s'était jamais senti aussi proche de sa femme depuis des années.

        La vie s'écoulait paisiblement. Je commençais à grandir et devenir un homme. Je voyais ma différence par rapport à mes camarades de classe, je les dépassais tous d'une tête, j'avais une carrure plus imposante. J'étais populaire et admiré, je commençais à trouver ma place.

        Après cet enseignement primaire je ne vis pas l'utilité de faire le secondaire. C'était pour les érudits, ceux qui allaient devenir enseignants, mages...Moi j'avais une destinée toute tracée, j'avais promis il y a bien longtemps que je serai un mineur et un forgeron, tout comme mon père.

        J'appris les ficelles du métier aux côtés de mon père qui allait mieux de jours en jours. Il parlait de moins en moins de ma mère et parlait de plus en plus de moi. Il me répétait sans cesse qu'il était fier, que je deviendrai le meilleur et que si j'étais sérieux je pourrais intégrer les forges royales.
        Et je devins le meilleur apprenti, on admirait mes créations. J'étais au départ cantonné à la taille de pierres mais on pensait que mon potentiel était gâché.  Je fus le plus jeune nain de ce siècle à faire une arme. Ma  propre hache. Je l'avais nommée Aventurine car c'était les pierres que j'avais choisie pour la sertir.
        Ma renommée atteint les oreilles du palais, j'eus droit à une audience avec le grand Bofin lui même à mes quinze ans.
        Quand mon père appris la nouvelle il pleura de joie.
        Bofin m'ébouriffa les cheveux et me dit que si je continuais à grandir et montrer autant de talents dans l'art de notre culture je pourrais intégrer sa garde personnelle.
        La même année je trouvais l'amour, une naine nommée Errilia, nous étions jeunes, nous étions fou amoureux, nous parlions déjà de mariage...
        Tout se passait comme dans un rêve, j'étais aimé, j'étais jeune, j'étais talentueux, l'avenir s'annonçait plus radieux que jamais. Mes tourments d'enfant étaient bien derrière moi. Je vivais dans un rêve.

        Mais même les plus beaux des rêves peuvent tourner au cauchemar.
        Le mien commença  l'hiver de ma dix septième année.
        Malgré les forges constamment animées,  le froid s'infiltrait dans les mines. Beaucoup de familles grelottaient. Une équipe spéciale fut dépêchée. Le roi avait décidé que les plus valeureux  de ses citoyens devaient cesser toute activités pour constituer un stock conséquent de charbon qui serait redistribué aux familles les plus démunies.
        Errilia fut assignée dans mon équipe et nous partîmes au fin fond des mines de charbons. Nous fûmes salués comme des héros à notre départ.
        Pendant plusieurs heures nous nous affairâmes. Le fatigue se faisait sentir, si nous étions joyeux au départ les rires des conversations s'étaient tues pour laisser place aux râles d'efforts.

        - Rowan...Nous ne sentons plus nos bras...Nous avons collecté plus que la quantité demandée par équipe ! Rentrons !

        Je fus sourd à ces demandes, si on ne se contentait que du strict minimum le charbon serait rationné, les familles seraient soulagées mais pour combien de temps ? L'hiver pouvait durer très longtemps, il était hors de question de laisser des compatriotes dans le besoin.

        -Mes amis, je sais que vous êtes fatigués, votre sueur est la mienne, mais pensez aux sourires, aux parents qui n'auront plus à se soucier de leurs enfants, faites le pour eux !

        Errilia prit ma défense

        -Qui serions nous pour abandonner nos pairs ! Quand nous tenons ces pioches, c'est le futur de notre grande civilisation que nous tenons. Haut les coeurs! Rowan et et moi payerons la tournée à la fin de la journée !

        Nous continuâmes pendant encore deux heures. Nous avions plus avancé dans cette galerie en une seule journée que dans toute l'histoire naine. Beaucoup s'étaient arrêtés à bout de force, je ne pouvais que les comprendre. A la fin il ne restait plus que moi et Errilia.
        Je m'arrêtai un instant. Même dans l'effort elle était magnifique, ses longs cheveux cheveux bruns tressés, ses grands yeux verts.  J'étais chanceux de l'avoir. Elle me vit la fixer et me sourit en retour. C'est à ce moment là que tout vira au cauchemar.
        Tout se passa très vite, dans sa seconde inattention Errilia donna un coup de pioche au mauvais endroit.
        Si vous ne connaissez rien aux mines naines laissez moi vous expliquer rapidement. Nos mines et nos galeries s'étendent sur des kilomètres et des kilomètres. Chaque galerie est vérifiée chaque semaine par des architectes. Lorsqu'un nouveau tunnel est construit on y ajoute des piliers à mesure que le tunnel s'enfonce.
        Au départ notre travail et avancement était négligeable pour faire poser des piliers. Mais notre trop plein de zèle avait changé toute la donne. La structure était fragilisée. Ce simple coup de travers eut la même conséquence que retirer une pièce à un château de carte.
        Le grondement se fit entendre. D'un seul regard nous avions tous compris la situation.

        -FUYEZ ! Hurlais je

        Aucun membre de l'équipe ne se fit prier moi y compris. Mais la réalisation de la perte du charbon me fit retourner sur mes pas. Il fallait que je ramène ce stock. Il en valait pour la survie de centaines de nains.

        -Rowan ?! Qu'est ce que tu fais ?!  Errilia en panique ne comprenait pas ma réaction

        Je n'avais plus de force, je ne pouvais pas tout porter.
        Je...dois...ramener...
        Les rochers tombaient à mes côtés. J'étais aveuglé. La dernière vision que j'eu avant de recevoir un rocher sur le crâne fut celle d'Erilia m’abandonnant à mon sort.

        Ce fut le noir total. Je ne voyais rien, je ne sentais rien. Je n'étais plus rien, le néant. Je crois bien que je suis mort ce jour là.
        "Comment peux tu nous conter cette histoire si tu es mort ?" Allez vous me demander, mon histoire n'est pas terminée.

        Je fus réveillée par de l'eau. Ma première pensée fut stupidement que c'était de la pluie qui tombait sur mon visage. Mes pensées n'étaient pas claires, j'avais mal, j'étais désorienté. Je tentai de parler mais un vague grognement sortit de ma bouche

        -Rowan ? Rowan !

        C'était la voix de mon père. J'ouvrais péniblement les yeux. Il était au dessus de moi. Les yeux rouges de larmes, les traits tirés, les cheveux grisonnants. Combien de temps s'était il écoulé ?...
        Mon père se jeta sur moi et m'étreignis

        -Mon fils...J'ai eu tellement peur... Je pensais...Je croyais... Le reste ses paroles furent inintelligibles.

        Je me redressai et tentai de le consoler du mieux que je pouvais. Pendant combien de temps l'avais je abandonné ?

        -Je suis là papa, je vais bien...

        La vérité ?  Chaque parcelle de mon corps me faisait souffrir, ma tête me faisait horriblement mal, j'avais du mal à articuler mes pensées, j'avais l'impression que chaque os s'était brisé.
        Je pris mon père dans mes bras à mon tour et m'apprêter à le reconduire vers une chaise à quelques pas du lit où je me trouvais.
        Je basculais mes jambes vers le descente du lit pour me lever. Je restai bloquée sur cette simple action. Je voyais le sol. Je voyais mes pieds...Mon pied ? Ma jambe droite pendait au dessus du sol, prête à bondir. Ma jambe droite n'existait plus.
        Je hurlais.
        Mon père tenta en vain de me calmer. Des personnes accoururent.  Tout le monde me demandait de me calmer, de respirer, un mage blanc vint à la rescousse et me renvoya dans un sommeil profond.

        Mon second réveil fut moins bruyant. J'ouvrai les yeux et fixait le plafond. Ma grande carrière de guerrier; de mineur, tout était terminé. J'étais terminé. J'aurai préféré mourir dans cet éboulis que de subir la vie d'un estropié.
        J'entendis un ricanement au coin de la salle.

        -On s'est levé du mauvais pied ? Hahaha ! T'as compris ? Pied ! HAHAHA !

        J'étais perdu. Qui oserait ? J'observais l'homme. Je ne l'avais jamais vu avant. Il était vêtue d'une robe noire, ses yeux bleu étaient aussi durs et froid que l'acier.

        -Oh c'était drôle quand même ! T'as perdu ton sens de l'humour en même temps que ta jambe ?

        Fou de rage je hurlais

        -PARTEZ QUI QUE VOUS SOYEZ DEGAGEZ !

        Le sourire de l'homme s'effaça.

        -Très bien mon garçon. Mais crois moi, tu t'es peut être réveillé mais le cauchemar ne vient que de commencer. Je reviendrai bien vite.

        Sous mes yeux l'homme s'évapora dans un écran de fumée.
        Mon père surgit dans la pièce quelques minutes plus tard.

        -Rowan ? Que se passe t'il ?!

        Devenais je fou ? Je ne pouvais pas dire à mon père qu'un homme de fumée était dans ma chambre.

        -J'ai fait un cauchemar papa...

        Les jours suivant passèrent et se ressemblèrent. Je restais dans cette chambre d'hospice et voyait défiler des dizaines de mages blancs. Ils débitaient le même charabia. Ils me disaient que tout le monde attendait que je me rétablisse, que j'étais un héro, qu'ils m'admiraient...
        Je savais qu'ils mentaient, tous et un chacun étaient des hypocrites. Ils disaient "admiration" mais je n'étais pas stupide, c'était de la pitié dans leurs regards.

        Après trois semaines on m'informa que j'étais complétement rétablie et que je pouvais rentrer chez moi. Mon père vint me chercher.
        Je ne pourrais pas vous donner un récit détaillé de la période de mon retour. Je dormais la plupart du temps. Mais ce n'était pas un sommeil réparateur. Je ne revoyais que l'éboulement. Plusieurs scénarios se déroulaient, des fois j'en réchappais, des fois je mourrais écrasé sous les pierres. Et cet homme de mes cauchemars revenait à chaque fois ricaner.
        Le peu de jours ou je restais éveillé étaient tous aussi embrumé. J'avais commencé à boire. C'était le seul moyen de plus rien ressentir.
        Mon père me confectionna une magnifique jambe mécanique. Je tentai de voir le côté positif de la chose, j'essayais de reprendre ma vie en main. On me dit très clairement que mes services n'étaient plus nécessaires, que je devrais me reposer, qu'il était trop tôt pour se remettre au travail. La vérité c'est qu'ils n'étaient plus sûrs que je sois utile.
        Un jour quelqu’un vint toquer à notre porte. C'était Erralia

        -Coucou Rowan...

        Je lui claquais la porte au nez.

        -Je suis désolée... Tu sais j'ai souffert aussi...Viens me voir quand tu iras mieux.
        Cela était trop.

        -Excuses moi ? Tu m'as l'air en pleine forme pourtant ! Mais pas de problèmes, t'en fais je reviendrai quand ma putain de jambe aura repoussé. Comme ça on pourra retourner dans la mine et tu pourras m'abandonner encore une fois. Hein ? On dit jeudi 15h ? Ca te va ?

        Ses yeux s'embuèrent de larmes et elle partit en courant.
        Je pensais que passer ma colère sur quelqu'un me ferait du bien. Je ne m'étais jamais senti aussi misérable. Quoi que je dise. Qu'importe les mensonges que j’essayais de me faire croire.
        J'étais responsable de mon sort. On m'avait demandé d'arrêter, je n'étais pas obligé de continuer, je n'étais pas obligé de rester pour le charbon, j'aurai pu m'enfuir. On m'a félicité pour mon courage. La vérité c'est que c'était seulement par orgueil que j'étais resté. Pour qu'on me félicite, que je sois le héros qu'on attend de moi.
        J'avais perdu mes rêves de carrière le jour de l'accident, je venais de perdre l'amour. Pour la énième fois du mois les larmes roulèrent sur mes joues.

        -Bouhouhou, laisse moi deviner, tu vas aller boire puis aller te coucher après, tu devrais penser à changer ta routine mon petit, ça devient lassant de t'observer.

        C'était l'homme de l'hôpital et qui hantaiT mes nuits
        Je fermais les yeux et me bouchait les oreilles.

        -Vas t'en ! Tu n'existes pas !

        -Oh mais si j'existe

        -Tu n'existes pas ! tu n'existes pas.  Laisses  moi...

        J'étais au sol, recroquevillé sur moi même,je tremblais comme une feuille.

        -Mais si je n'existais ça est ce que je pourrais faire ça ?

        Sous mes yeux l'homme se transforma. Il prit l'allure d'une femme. Ma mère. Mais elle n'était pas aussi radieuse que dans mon souvenir. Elle semblait mourante

        -Mon petit prince....
        -ARRETES !

        -Rowan mon coeur ...Tu ne m'as pas écris pendant des mois, je suis tombée malade par ta faute, elle toussa, je crois que la fin est proche...Eargh.

        Son corps tomba à terre inerte. L'homme éclata de rire devant mon désespoir, je m'arrachais les cheveux, je me giflais, je faisais tout pour me réveiller de ce qui semblait un cauchemar éveillé.
        Dépassé et à bout de force je pouvais répéter qu'un seul mot.

        -Pourquoi ?

        -Aaah, enfin tu poses les bonnes questions ! Je suis Thanatos,un gardien des morts. Mon job c'est d'aller chercher les âmes des têtes brûlées et de les ramener dans l'Autre Monde. Et toi mon coco tu me poses problème. Ce jour là dans les mines tu étais censé mourir. Tu es passé de l'autre côté du voile. Mais tu es revenu. Et j'aime pas ça.

        -Que ?..

        -Tu as défié la mort. En gros ce que tu as fait, c'est que tu es venu me voir, tu m'as fait un gros doigts d'honneur et tu es retourné chez toi comme si de rien n'était. Laisse moi te dire que chez nous on prend pas ce genre d'offense  à la légère.

        -C'est ma vie que vous voulez ? C'est pour ça que vous me torturez ?! Mais prenez là ! J'aurai mieux préféré mourir ce jour là de toute façon...

        -Bouhou, tu veux que je te sorte les violons aussi ?  Crois moi je t'aurai tiré par le slip jusque dans les tréfonds de l'Autre Monde si j'avais ce pouvoir.

        -Tu ne peux pas me tuer ?

        -Tu es un vivant, tu es en pleine santé, enfin la jambe en moins, j'avais bien besoin d'une petite compensation pour le dérangement. Ta mort n'est plus au programme pour le moment. Sauf...si tu le décides.

        Il s'approcha de la table de la cuisine et me tendit un couteau qui trainait.
        -Soit tu reviens parmi les morts avec moi maintenant, soit je continuerai à te pourrir la vie tant et si bien que tu me supplieras de t'emmener.

        J'attrapais le couteau. A quoi bon ? La mort est le sort final de tout être humain. Je sentais la lame s'enfoncer dans mon ventre. Le sang coulait. Allais je être enfin libéré de cet enfer ?

        La réponse fut négative. Mon père me retrouva dans une mare de sang et fit appeler un mage blanc.
        Encore une fois on me soigna.
        On conseilla à mon père de m'éloigner de la mine pendant un moment.

        -Rowan, j'ai écris une lettre à ta mère, j'ai appris à lire et écrire après ton accident pour pouvoir la tenir au courant elle est prête à t'accueillir chez elle à Gildwen !
        J'étais perdu, cette horrible vision que Thanatos m'avait donné ...

        -Maman... N'est pas morte ?

        -Quoi ?! Mais pas du tout ! Pourquoi croyais tu cela ?

        Je n'avais pas le coeur à répondre. Je fis mes valise, mon départ était prévue pour le lendemain. Thanatos vint me voir en rêve cette nuit là encore.
        Fuis autant que tu le voudras, je te suivrais comme ton ombre.

        J'ignorais ce mauvais présage, trop heureux de revoir ma mère après tant d'années. Après une longue traversée je l'aperçue sur les quais, agitant un mouchoir blanc. Pour la première fois depuis longtemps je ressentais de la joie.

        -Mon petit prince... Que tu as grandis ! Viens dans mes bras.

        Notre étreinte dura un très long moment. J'avais la tête enfouie dans ses bras et je ne voulais plus en ressortir. D'une part parce que je voulais que ce moment dure pour toujours, de l'autre parce que je sentais sa poitrine se soulever sous le poids du sanglot, je ne voulais pas voir son visage plein de larme, je ne voulais pas que la vision de Thanatos devienne réelle.

        Les jours s'écoulèrent paisiblement. Loin de la mine et des mauvais souvenirs je commençai à me reconstruire petit à petit. C'est bête à dire mais j'avais enfin droit à l'enfance avec ma mère que j'avais abandonné pour aider mon père.
        Petit à petit je voyais mon avenir se reconstruire, je commençais à comprendre que j'étais plus qu'un mineur. Que ma vie pouvait être ce que je voulais en faire.
        Le jour de mon vingtième anniversaire ma mère m'envoya au marché acheter des œufs pour me confectionner un gâteau. J'y étais allé d'un pas léger, j'étais reposé, heureux... Je fus naif de croire que ceci aller durer plus longtemps.

        -Hé mon pote l'estropié !

        Thanatos.

        -Toi ! Vas t'en ! Retournes d'où tu viens !

        -Ohoh, on se calme, je vais pas te tenir la...jambe, plus longtemps je voulais juste te poser une question. Tu sais ce que ça fait quand quelqu'un essaye de tromper la mort ?

        Sous mon silence il continua.

        -Surtout te presses pas pour répondre. Je vais te conter l'histoire de Archibald  l'homme qui se croyait invincible. Il avait trouvé au fin fond d'une cave une liste de noms et d'action. Il découvrit avec stupeur que les gens sur cette liste étaient destinés à mourir de la manière décrite. "Dans son bain", "Piétiné par cheval" "ne se réveille jamais". Il se croyait bien malin quand son nom de famille apparu un jour sur cette liste avec la mention " naufrage". Il annula son départ en bateau. Sauf que la vie, la mort, ça marche pas comme ça. Tout le monde est lié d'une manière ou d'une autre. Puisqu'il n'allait pas se déplacer pour voir sa fille, c'est sa fille qui décida de lui faire la surprise en faisant la traversée.  C'était pas une très bonne nageuse; tu aurais du la voir; elle se débattait et hurlait. Et son père qui buvait tranquillement  du  thé chez lui ! Père et fille buvant la tasse ensemble pour la dernière fois. Assez ironique n'est ce pas ? Il ne comprenait pas pourquoi son nom n'avait jamais disparu de la liste mais il ne s'en préoccupa point. Jusqu'à ce qu'il apprenne la nouvelle. Fou de tristesse il se décida à aller récupérer le corps de sa fille lui même. Il fut aussi ridicule que sa progéniture.
        Morale de l'histoire : tu peux courir autant que tu le souhaite et retarder ton heure tant que tu le souhaite mais ton nom est sur cette liste. Comme tout les êtres de la création. Et il ne partira pas avant que je t'emporte avec moi...
        Maintenant retourne voir ta mère, elle te réserve un accueil...chaleureux.

        L'homme disparu en ricanant.

        Je me souviens avoir lâché les oeufs aux sol et avoir couru plus vite que je ne l'avais jamais fait auparavant. Mais il était trop tard. Les flammes léchaient le toit et les murs. J'ai bien essayé de rentrer et de sauver ma mère...J'ai fait de mon mieux. Je n'ai pas réussi.
        Thanatos revint chaque soir me demander si j'étais prêt, si j'étais enfin "chaud" pour organiser mon départ de la terre.
        Mais quelque chose avait changé en moi. Plus le temps passait, plus je comprenais. Ma simple existence était une abomination à ses yeux.
        Quoi qu'il dise, j'étais celui qui menait la danse. Il avait fait une grave erreur en me retirant ma mère. Je n'avais plus peur.
        Un soir alors que j'écrivais une lettre à mon père lui contant une existence idyllique où moi et maman fêterions mon anniversaire dans la joie et la bonne humeur il revint. Je l'attendais de pied ferme.

        -Rowan chou, que dis tu d'aujourd'hui ? Je peux t'organiser un barbecue pour fêter ça si tu veux ? Alleeez...

        Je posais la plume, fermait l’enveloppe et la mit dans ma poche. Puis je me levai et lui dit

        -Je le jure sur la tombe de ma mère moi Rowan Feu Ardent je n'accéderai à aucune de requêtes. Tu aimes me faire croire que tu es le grand maitre de la mort. Tu n'es rien. Tu seras détruit avant moi. Je passerai le voile après une vie longue et prospère et tu ne m'auras jamais !

        Je me souviens que le regard de Thanatos avait viré au rouge sang. Il avait posé sur moi ses mains.

        -Tu veux jouer avec la mort ? Fais toi plaisir petit. Voilà la vie et la mort de chaque personnes sur terre directement dans ton petit crâne de piaf. On verra qui de nous deux abandonnera en premier.


        Je n'ai plus jamais vu Thanatos depuis ce jour là. Mais les hurlements dans ma tête eux ne se sont jamais arrêtés.
                   

           
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Dernière édition par Rowan Feu Ardent le Ven 7 Aoû - 0:46, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Rowan Feu Ardent, croque mort à ses heures    Ven 7 Aoû - 0:38

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Rowan Feu Ardent, croque mort à ses heures
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