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 Tystnad Jorgensen la muette aux milles mots

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Tystnad
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Date d'inscription : 22/07/2014
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Feuille de personnage
Race: Humain
Métier n°1: Elémentaliste
Niveau: 14

MessageSujet: Tystnad Jorgensen la muette aux milles mots   Sam 2 Aoû - 2:00

Nom: Tystnad Jorgensen

Surnom: Ty

Age: 18 ans

Race
: Humain

Famille: Née de riches marchand, première fille d'une fratrie de deux

Métier n°1:Elementaliste Air

Métiers n°2:Barde

Signe distinctif :A toujours un crayon à portée de main

Taille :1m64

Poids : 55 kilos



Description physique:
La première chose que l'on remarque chez Tystnad est sans aucun doute son incroyable chevelure  rousse  flamboyante lui arrivant aux épaules . Bien que  cette couleur soit souvent associée au mal dans le folklore humain, on aurait du mal à croire à première vue  que cette jeune fille frêle ait une once de noirceur en elle. Mais quand on croise son regard , un regard  bleu, intense , le doute s'installe. Pourtant, avec son petit nez, ses joues rosée, ses lèvres fines,  dessinés dans un visage ovale, la jeune fille pourrait passer pour jolie, mais ce regard détourne l'esprit  d'appréciation physique .
Le teint pâle ne ment pas, il est plus que certain  que Tystnad n'a jamais eu à travailler au soleil.Sa démarche élégante, son corps mince et sa taille marquée par les corsets sont d'autant plus de preuve que cette jeune fille vient d'un milieu relativement aisé. Quels malheurs pourrait elle prétendre connaitre ? Le seul détail cassant avec cette image de fille  de noble sont ses mains. Souvent grises dû à son incessante manie de griffonner. Cette habitude lui confère par ailleurs une odeur particulière : celle des parchemins, des livres et des bibliothèques. Mais dans un sens, cela renforce l'idée qu'elle n'a pas pu connaitre d'épreuves. Les grattes papiers font partie des gens aisés.Un œil averti commencerait à comprendre à la vue des bras de la jeune fille. Sa peau comporte en effet de nombreuses  cicatrices et traces de brûlures, souvenir d'un épisode douloureux de sa vie.
Toutefois chaque parcelle de son corps est recouverte par une  tenue plutôt sobre. Une longue robe de bonne manufacture bleu turquoise aux motifs dorés Sous la manche gauche une petite lame est attachée à l'aide d'une petite attache en cuir au niveau du poignet. La jeune fille n'est pas du genre bagarreuse, mais cet objet lui sert à assurer sa défense en cas de mauvaise rencontre. Une cape de voyage sombre et une large besace  pleine de papiers et de crayons, contenant également un violon , viennent compléter sa tenue.
Mais les apparences sont trompeuses. Tystnad n'est en réalité pas ce personnage sinistre. Derrière sa carapace se trouve une jeune fille agréable. Une fois la glace brisée , on commence à remarquer la personnalité joyeuse  de la jeune fille à travers ses manies. Par exemple Tystnad ne peut pas parler, dans le sens commun du terme. Mais cela ne veut pas dire qu'elle ne "parle" pas.  Pour communiquer  Tystnad se doit  d'être la plus expressive possible à travers ses faits et gestes. Ainsi à discuter avec elle on découvre le vrai sens du mot 'expression faciale". Elle utilise également beaucoup ses mains et sa bouche pour émettre des sons. Siffler est également une des spécialité de cette jeune fille
Concernant ses capacités physique Tystnad n'est pas un modèle de force ou d'endurance. Si elle avait l'habitude de jouer avec des épées de bois étant petite, elle n'a jamais reçu d'éducation sportive hormis dans le domaine de l'équitation. Toutefois au dépend d'un corps d'athlète, ce sont des mains d'artiste qu'elle s'est forgée.Avec le temps elle a développé une certaine dextérité  à force d'écrire et de dessiner.  Tystnad est également une élémentaliste à l'élément de prédilection aérien, elle est également capable d'utiliser l'eau mais à une niveau moindre. Cet élément plutôt défensif correspond bien à la personnalité de la jeune fille. Car Tystnad n'a jamais vraiment eu à se battre et ne recherche pas les ennuis. En position de combat ,elle privilégiera les techniques visant à immobiliser son adversaire plutôt que de chercher à blesser.
Son second métier est barde, ce choix fut une suite logique à son éducation musicale et son amour pour les instruments.





Description mentale:



On aura tôt fait de mettre Tystnad dans une case avec son apparence. C'est sans aucun une petite bourgeoise  pensera t-on. La vérité est toute autre.
Il faut d'abord savoir que cette jeune fille est muette. Cet handicap fut un élément majeur dans son développement d'enfant. A ne pas pouvoir parler, Tystnad dût redoubler d'effort pour tout. Cela fit d'elle un être déterminé,décidé, et parfois même franchement borné. Elle dû également très tôt apprendre l'auto dérision pour transformer sa faiblesse en force. Il n'est pas rare, même aujourd’hui, de la voir blaguer sur ceci. De plus, ne pouvant communiquer avec le monde extérieur, se faire des amis se révéla être difficile et elle demeura  plutôt solitaire. Mais cela l'importa peu, elle avait son frère, sa monture et ses livres pour lui tenir compagnie. Cet hobby et tout ces livres eurent par ailleurs un énorme impact sur elle. En plus de faire d'elle une quelqu'un de lettré et de plutôt cultivé, les histoires lui emplirent également la tête de rêves d'aventures et de fantastiques épopées. Elle appris par cœur les hauts faits de chaque héros, le nom des grands roi. Elle fit même un plan détaillé du tour du monde qu'elle effectuerait dès ses sept ans.  Mais ces histoires lui donnèrent également des attentes irréalistes pour sa vie future. Elle ne pouvait se résoudre à vivre une vie mondaine après avoir voyagé à travers Aëla en compagnie des plus grands à travers toutes ces histoires. Les codes moraux infaillibles de ces figures héroïques lui donnèrent une vision déformée du monde en général. Car Tystnad n'ayant jamais dépassé les frontières de Fregal, elle est bien naïve des dangers de ce monde.
Quand elle partie pour la première fois à l'aventure, ses visions idylliques se sont heurtées à la réalité et un fort sentiment de désillusion s’empara d'elle. Le monde n'était il peut être pas aussi beau qu'elle le croyait ? Mais Tystnad préféra se mentir en se disant que ce n'était qu'une exception. Car en réalité Tystnad n'était pas si naïve. Elle était seulement terrorisée. Terrorisée à l'idée qu'il n'y ai rien de plus à la vie que la vie terriblement banale d'une femme mariée qui l'attendait si elle ne partait pas.
Car la vie mondaine ne l'intéresse pas, elle abhorre toutes les conformités sociales  auxquelles elle fut forcée de se plier au fil du temps et qu'elle intégra malgré elle. Une jeune fille bien élevé ne termine pas son assiette et a un appétit d'oiseau, une jeune fille bien élevée ne joue pas comme une enfant, une jeune fille bien élevée ne rigole pas, etc etc. Mais malgré tout les efforts de sa mère pour la transformer en fille bien sous tout rapport, elle ne put faire mourir les habitudes de sa fille. Tystnad continuait de jouer dans la boue, de se battra avec son frère. On dirait même que toute cette pression n'a fait qu'accentuer en elle son côté enfantin. Elle serait bien capable de jouet à chat du haut de ses 18 ans.
Le rapport à la religion de notre personnage est compliqué. Elle n'est pas du genre croyante. Son père lui répétait inlassablement "'l'argent est la seul chose que tout le monde respecte, et donc le seul dieu à craindre".
Petite, elle avait prié tout les soirs aux déesses. Elle avait lu que les divinités récompensaient les gens vertueux. Elle tâcha d'être une fille modèle et demanda inlassablement aux déesses d'exaucer son souhait le plus cher. Avoir elle aussi une voix. C'était la chose qu'elle désirait le plus au monde, jalousant en secret le reste du monde pour ce don précieux.  Avec une voix, un monde de possibilité s'offrirait à elle, et surtout, elle pourrait enfin chanter. Elle avait appris à jouer de certains instruments, dans son éducation de jeune fille bien sous tout rapport, flûtes et harpes, mais une voix lui manquait terriblement pour accompagner ces mélodies.
Mais sa voix ne vint jamais. Elle commença donc à croire que son père ne devait pas avoir tord après tout. Mais après avoir lu autant d'histoire, elle ne pouvait s'empêcher d'y croire au fond d'elle. Dans le besoin, elle trouve d'ailleurs une nouvelle inébranlable, qui a tôt fait de s'estomper une fois la solution trouvée.
Quant au domaine des amours, c'est un sujet délicat. Les relations amoureuses de notre jeune fille se sont toujours soldées par des déceptions amoureuses, pour la simple raison que ces jeunes hommes vivent dans les pages de ses livres. Blague à part, Tystnad n'a jamais été très active dans le domaine relationnel, que cela soit amical ou amoureux. Elle n'a donc aucune idée du fonctionnement de celles ci. De plus la jeune fille fut dans un mariage arrangé par ses parents pendant plusieurs mois qui tourna au cauchemar éveillé. Cet période douloureuse ne fit que l'éloigner des préoccupations amoureuses. Allant jusqu'à refuser tout contact physique et se crisper aux simples effleurements.

En résumé Tystnad n'est pas la jeune fille qu'elle semble être. Derrière les apparences se cache une une jeune fille optimiste, rêveuse, et têtue.











Histoire:



"Tu veux dire que non seulement le premier enfant que tu me donnes est une fille, qu'elle est rousse mais en plus qu'elle est muette ?! Par tout les dieux, quelle guigne !"





Ces tendres paroles furent les premiers mots prononcés par le père de Tystnad à sa naissance. Marchand prospère, il avait espéré un gaillard fort et intelligent pour reprendre le commerce familial. Au lieu de cela il avait hérité d'une progéniture qui cumulait trois handicaps à ses yeux.
"Espérons qu'elle soit jolie, qu'on fasse un bon mariage."
Le père du nouveau né, malgré ses paroles dures, n'était pas un mauvais homme. C'était un fils de paysan qui avait, en travaillant dur, réussit à se hisser au delà de sa condition. Il avait épousé son amour d'enfance et ne cherchait que le bonheur de sa famille qu'il était persuadé de conserver par le confort matériel. La vue de ce nouveau né qu'il jugeait incapable de reprendre le commerce familial l'effrayait. Il se mit d'accord avec son épouse, ils se devaient d'avoir un héritier masculin au plus vite. C'est comme cela qu'un an tout juste après sa naissance le petit Ayolf vint agrandir la famille.
Tystnad passa une enfance joyeuse. Elle trouva en son frère d'un an son cadet un compagnon hors pair pour leur jeux d'enfants. Ensemble ils construisirent des cabanes dans les arbres, jouèrent au pirate, montèrent à cheval. Ses parents aimants et attentionnés lui enseignèrent des tas de choses et l'encouragèrent dans ses passions, principalement le dessin et la magie. Elle eut même la chance de recevoir une éducation rudimentaire sur l'usage de la magie élémental un maître élémentaliste. Il ne tarissait pas d'éloge sur son élève qu'il pensait prometteuse. Jamais elle ne s'était sentie infirme ou moins capable que son cadet en dépit de son infirmité. Bien sûr comme les frères et soeurs le font souvent, il la tourmentait en lui lançant des piques. Il était du genre à voler dans l'assiette de sa soeur et à lui murmurer "Tu diras rien à maman hein ?" avant de réprimer un rire. Cela pouvait paraitre cruel, mais Tystnad était du genre à enfoncer sa fourchette dans la main de son frère avec un grand sourire et prétendre de ne pas comprendre pourquoi il avait soudainement explosé en larme quand sa mère accourait. De plus, elle avait rapidement appris à palier son handicap. Si elle ne pouvait utiliser sa voix, elle savait néanmoins comment se faire comprendre. Très tôt elle avait développé un language composé de signes pour communiquer avec sa famille. Consciente que cela ne lui serait d'aucune aide en dehors du climat familial, elle avait très tôt appris à lire et écrire et gardait toujours de quoi écrire à porté de main.
Mais cette période de félicité ne fut pas éternelle. Plus elle grandissait, plus le comportement de ses parents vis à vis d'elle et de son frère changeait. Si elle avait été autorisée à se battre avec des épées en bois avec son cadet plus jeune, ses parents lui interdisaient progressivement tout comportement peu distingués. Ses passions qu'ils encourageaient auparavant étaient désormais mis de côté n'étant que des "gamineries" et quant à l'usage de la magie, il n'était plus question d'en parler, ce n'était pas nécéssaire pour une jeune fille d'apprendre à se battre. Elle devait désormais se concentrer sur de nouveaux centres d'interêt dans lesquels toute future épouse se devait d'exceller : la cuisine, la couture etc Elle comprit rapidement que son statut de future femme lui fermait petit à petit les portes de la liberté et des aventures auxquelles elle rêvait. Sa privation de liberté se fit si graduellement qu'elle ne réalisa pas que le jour funeste ou elle serait considérée comme bonne à marier était arrivé.
Trois semaines avant son 18 ième anniversaire ses parents l'avait convoqué pour une discussion sérieuse.
- Ty, commenca sa mère, tu vas sur ton 18 ième anniversaire. Tu deviens agée,dit elle d'une voix grave, moi et ton père ne pourront te garder éternellement à la maison. La jeune fille pria mentalement pour que sa mère ne dise pas ce qu'elle redoutait.
- A ton âge j'étais déjà mariée et mère. Etant donné les circonstances particulière à ta situation, trouver un mari convenable n'a pas été chose aisé. Heureusement, nous avons trouvé le prétendant idéal pour toi. Un fils de marchand de notre rang du nom de Siegfried
Elle attrapa un morceau de papier et écrivit fébrilement "Mais je ne veux pas !"
-Ce que tu veux ou ne veux pas n'à pas d'importance. Tu dois trouver ta place ma chérie.
"Et le magasin ? "
-C'est à ton frère que revient cette tâche, tu te dois d'honorer ta famille par le mariage. De nouveau elle attrapa le crayon pour répondre mais son père lui arracha ses feuilles.
-Ce n'était pas une question mais une information jeune fille. Les noces sont prévues pour la veille de 18 ième anniversaire point final. Incapable de discuter et de s'exprimer elle n'eut d'autre choix que de partir en retraite dans sa chambre non sans avoir lancé un regard lourd de reproche à ses parents. Mariée à un inconnu, devenir la femme d'un marchand et enfanter ses mioches pour remplir son devoir de femme ? Ce n'était pas la vie à laquelle elle aspirait. Elle se sentait capable de beaucoup plus que d'être simplement une mariée. Si certaines femmes rêvaient de grande fiançailles, elle rêvait de grandes aventures aux quatre coins du globe. Mais son père était un homme sérieux et ne parlait jamais en l'air. Si il l'avait dit, c'est qu'il le ferait, et rien ne pourrait changer sa décision. Folle de rage face à ce destin qu'elle rejetait, elle se mit à prier les dieux. Elle pria qu'un malheur arrive qui puisse la défaire de cette union.
Malheureusement, que les dieux aient entendu sa prière ou par simple coïncidence, son souhait se réalisa d'une manière funeste. Son père fut victime d'un accident et plongea dans le coma. Le mariage reposant sur un partenariat commercial entre les deux marchands fut rapidement annulé par la famille du fiancé. Si le père mourrait sans avoir un héritier convenable(Ayolf étant trop jeune et inexpérimenté) Tystnad n'avait plus aucune valeur. Tystnad, bien que profondément secouée par la perte soudaine de son géniteur, ne passa pas de temps à se morfondre de ses malheur. Elle avait au contraire prit sa décision. Elle irait trouver les reliques perdues dont tout les anciens livres parlaient. Elle irait rencontrer les dieux au bout du monde et demanderait une faveur , de ramener son père dans le monde des vivants. Elle réparerait sa faute et prouverait à sa famille qu'elle était plus qu'un fardeau sur leur épaules. Dans la nuit précédant son 18 ième anniversaire elle s'enfuit sur un cheval vers les contrées inexplorées dont elle avait tant rêvé, ne laissant pour tout adieux qu'une lettre "Je reviendrai et je le ramenerai"

Mais sur la route, ses rêves d'aventures se confrontèrent à la dure réalité. Quand on est une jeune fille n'ayant jamais dépassé les murs de sa ville, les routes sont des endroits hostiles. Le premier jour Tystnad perdit sa monture à des bandits de grand chemin. L'un d'eux prétendit être blessé sur le bord de route. Quand Tystnad descendit de son cheval pour s'assurer de sa santé, le second l'assoma à l'aide d'un gourdin. La dernière chose qu'elle vit avant de sombrer dans l'inconscience fut sa monture emportée au loin. Sa volonté et sa soif d'aventure n'en furent néanmoins pas entamé. Beaucoup d'autres obstacles et dangers l'attendraient, elle ne pouvait pas baisser les bras à la première difficulté. Mais la guigne ne cessa de la suivre.  Tystnad commençait à se demander si elle ne souffrirait pas moins à être mariée à un inconnu. Mais rentrer signifierait qu'elle abandonnait et elle ne pouvait pas, pas après la promesse qu'elle avait faite. Malheureusement la décision ne fut pas sienne. Elle fut arrêtée par les autorités pour mendicité. La prison requérait une amende qu'elle était incapable de payer. Mineure, elle fut donc ramenée au domicile familial, tout juste 3 semaines après son départ. Une fois le garde partie sa mère s'approcha de sa fille. Tystnad qui espérait du réconfonrt fut déçue. Le premier geste de la mère envers sa fille fut une gifle.
" Tu ne m'avais jamais fait autant honte Tystnad. Regarde toi ! Tu es sale, on dirait une mendiante." Un air de profond dégout animait son visage. "Tu sais que les affaires vont mal et tu ne trouves rien de mieux que de partir comme une voleuse ?Tu reviens avec une amende à payer par dessus le marché ! J'aurai du te laisser croupir en prison tiens.... Mais réjouis toi, tu vas enfin pouvoir te montrer utile. Siegfried à réfléchit à la proposition, si il ne peut pas faire de commerce avec ton père, il décide de de reprendre en main toute l'entreprise familiale et en échange de nous soutenir moi et ton frère. Pour lui montrer notre gratitude, tu vas l'épouser et lui donner des marmots. Et je jure, que les dieux m'en soient témoins. Si tu fais quoi que ce soit à l'encontre de ce mariage, ne serait ce que de contredire ton mari, n'essaye pas de revenir ici, je ne serai plus ta mère."
Découragée par son ancienne tentative, Tystnad ne chercha point à fuir cette fois ci. Partir à l'aventure pour sa famille n'avait pas porté ses fruits, peut être que se marier seraient une meilleure alternative pour tout le monde.
Elle fut donc mariée à Siegfried. Une grande fête fut organisée en l'honneur des mariés. Elle rencontra enfin son futur époux. Un jeune homme de 2 ans son aîné. Il était physiquement plutôt attirant, grand, blond, des yeux d'un gris profond. Il souriait et parlait avec douceur avec tout le monde, domestiques compris. Agréablement surprise, Tystnad commençait à penser que cela ne pouvait pas être pire que sa vie sur la route.
Les apparences pouvaient être bien trompeuses.
- Tu sais pourquoi j'ai accepté de t'épouser, alors que personne ne voulait de toi ? Dit son jeune époux  un sourire aux lèvres. Tystnad surprise par la question fit non de la tête.
- Car personne ne t'entendra hurler. Il s'approcha d'elle mit les mains sur son visage et dégagea une mêche de cheveux de son visage. Il lui murmura à l'oreille
- Tu es mon jouet maintenant. Un air malsain luisait dans son regard. Il ajouta non sans sadisme. -Tu n'as qu'à dire non si tu veux que j'arrête.
La nuit d'horreur qui s'ensuit, Tystnad aurait tout donné pour l'oublier à jamais. Malheureusement, chaque nuit le scénario se reproduisait. Siegfried rentrait, et le cauchemar recommençait. Si Tystnad montrait le moindre signe de résistance, il n'hésitait pas à la rouer coup. En évitant toujours soigneusement le visage pour préserver la couverture du couple parfait qu'il entretenait.

Tystnad tenta une seule fois de parler à sa mère des sévices qu'elle subissait. Sa mère éluda le sujet en disant sur un ton léger " Ne sois pas bête ma chérie ! Un mari n'à pas à avoir le consentement de sa femme ! C'est ce qu'on appelle le devoir conjugal et tu te dois de l'honorer." Quand sa fille insista elle préféra fermer les yeux sur la situation en disant à sa fille qu'elle s'imaginait des choses
Les sévices continuèrent pendant des mois. La vie de Tystnad était devenu un véritable enfer. Pourtant si elle tentait quoi que ce soit contre lui, elle n'aurait nul part où aller. Si tant était que son mari ne l'achêve pas en prétextant un accident.
Mais un jour Tystnad décida qu'il valait mieux mourir que de continuer à vivre comme cela. Le déclic eut lieu un jour alors que Siegfried était de sortie. Elle avait croisé son reflet dans un miroir. Elle n'osait plus le faire, de peur de voir la personne qu'elle était devenue. Et le changement lui glaça le sang. La jeune fille pleine de vie qu'elle était auparavant n'était plus que l'ombre d'elle même. A la place un être effrayé et pitoyable. Un élan de vie s'empara d'elle. Aujourd'hui elle reprenait en main son destin qu'importe si cela se terminait par sa propre mort. Un plan germa dans son esprit.
Quand Siegfried rentra ce jour là, il fut accueilli par un copieux repas. En s'asseyant il réclama :
-Ty, couteau.
En effet le couteau manquait à la table. Tystnad le tenait entre les mains et le regardait fixement sans bouger.
-T'es devenue sourde en plus ? Amène.
Toujours rien.
Exaspéré Siegfried se leva et fut sur le point d'arracher l'ustensile des mains de sa femme. Il n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait. Une douleur vive le prit au thorax. Une tâche rouge se dessina sur sa chemise. - Qu...! Tystnad renversa Siegfried à terre. Elle le regarda suffoquer et bougea silencieusement ses lêvres pour former le mot "Non."

Dans un état second, son regard s'arrêta dans la glace. La jeune femme effrayée qu'elle avait vu pendant des jours et des jours avait fait place à un démon. Tant de sang. Le sang de Siegfried. Elle observa ses mains. Elles étaient à présent aussi rouges que sa chevelure. Des larmes roulèrent sur ses joues. Des larmes de soulagement. Son cauchemar était fini. Pour la seconde fois Tystnad prépara son départ en emportant cette fois, en plus de vivres et d'écus, une petite lame qu'elle attacha à son poignet. Elle ne serait plus jamais une victime.
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