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 [Fini] Présentation d'un raté

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Guilhem Svinoy

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Écus : 1222
Date d'inscription : 03/08/2014
Age : 25
Localisation : Sur les chemins qui courrent les montagnes

MessageSujet: [Fini] Présentation d'un raté   Mar 16 Sep - 23:33


Guilhem Svinoy

Surnom:
Lame errante, lame du vent, hé toi, le suspect

Age:
27 ans

Race:
Humain

Famille:
Premier enfant d’une famille de paysans issus d’une petite noblesse, ses parents sont toujours en vie.


Métier n°1:
Mercenaire
Métiers n°2:
Barde

Signe distinctif :
Fossette sur la joue droite, successions de tatouages en forme de flammes et spirales orangées tout le long du bras gauche.

Taille :
1m81

Poids :  
82 kilos


Description physique:

Guilhem est un jeune homme à l’aspect endurci d’aspect sec et relativement sérieux. Tout du moins jusqu’à ce qu’il ouvre la bouche.

Ce qui marque, dans son physique, est tout d’abord son regard gris acier, qui est mis en valeur par des sourcils épais et sombres. Ainsi que des cernes qui finissent de faire ressortir ses yeux clairs.

Son visage est marqué par les années passées à voyager, creusé par la fatigue, arborant une barbe de trois jours qu’il essaie d’entretenir tant bien que mal, ainsi qu’une cicatrice à la joue, récoltée dans une taverne. Ses cheveux gras et rebelles s’érigent en un nid d’oiseau châtain au sommet de son crâne, n’attendant plus qu’une mouette vienne y loger. Son visage est cependant illuminé des expressions caricaturales qu’il adopte pour communiquer ses émotions, lui conférant une attitude loufoque.

Cette apparence comique est décuplée par son physique de baroudeur, aux jambes puissamment bâties par des années sur les chemins, qui lui permettent de prendre la fuite à toute vitesse au cas où il se mettrait des personnes peu fréquentables à dos. Ses bras sont donc fins et secs, ses épaules larges et solides pour porter tout son équipement.

Celui-ci constitue d’ailleurs un bric à brac hétéroclite et invraisemblable, tenant difficilement attaché à un vieil et énorme sac à dos usé de cuir. Dans ce bazar innommable se trouvent pèle mêle ustensiles de cuisine, briquet, aumônières, feuilles aromatiques, restes de nourriture, livres, bricoles... Tout ces objets semblent avoir plus que vécu, et sont d’origines diverses, le plus souvent elfiques, nains ou humains, souvent récupérés à peu de frais.

Il va s’en dire que trouver un objet en particulier dans cette évocation de l’anarchie s’avère aussi ardu que de trouver un Nain manucuré à la Fête de la Bière. Aussi, les objets les plus importants ne se trouvent pas dans le sac mais à l’extérieur de celui-ci. Parmi eux se trouvent une vieille couverture de laine, une outre de cidre, une épée à une main ainsi que son bien le plus précieux, une épée à deux mains enchantée.

Cette arme mesure 1m30 de la pointe de la lame à l’extrémité de sa poignée. Le fer de l’arme compte un unique tranchant, le dos au tranchant abhorrant une légère pointe à quelques centimètres de la garde. Celle-ci est de dimension réduite, ressemblant plus à un renfoncement en or ou en laiton qu’à une véritable garde. La poignée quand à elle est assez longue pour tenir l’arme à deux main, bien qu’elle puisse être maniée à une seule main.

Malgré son bon état apparent, l’arme est en fait une relique antique. Elle fut trouvée de manière fortuite par Guilhem lors de ses voyages au cœur de collines rocheuses. Tentant d’échapper à une troupe de pillard, le vagabond se retrouva au cœur d’un ancien réseau de galeries, ayant servi de sépulture à quelque personnage important du passé. L’arme est un artefact pouvant en appeler à l’élément du feu, et pourrait constituer un puissant artefact entre les mains d’un magicien expérimenté...ce que n’est pas Guilhem.



Description mentale:

La personnalité de Guilhem s’est beaucoup développée lors de ses voyages, bien qu’il demeure fortement influencé par la culture de son village d’origine.

Situé dans une région fraiche et humide, le village d’Arconii, et ses hauteurs environnantes ont donné naissance à une race d’hommes simples et peu sophistiqués, préférant s’attarder sur l’élaboration de leur repas plutôt que des questions métaphysiques. Peuple rural, aux bras pleins de courage et au coup de fourchette meurtrier, les Arconiens sont de grands amateurs de choses simples, plaçant les besoins matériels avant les questions d’honneurs et de justice. Pragmatiques, ils sont à l’origine d’un artisanat fonctionnel, rarement décoré, à l’exception des boucliers ovales caractérisant les locaux. Bien que fonctionnant en autarcie pour la production de la nourriture, les gens d’Arconii doivent faire appel au commerce extérieur pour améliorer leur quotidien, ce qui leur a valu de devenir un peuple relativement accueillant envers ses rares visiteurs, un de leurs principes fondateur interdisant de laisser un individu démuni passer la nuit dehors, cette règle s’appliquant pour huit des douze mois de l’année.

De fait, Guilhem ne s’embarrasse pas des questions de lignage, de courage ou de philosophie qui régissent bien des seigneurs. Ses principales préoccupations étant d’avoir son assiette remplie le soir, il est tout autant capable de coup bas que d’accès de générosité envers plus démuni que lui. N’ayant que faire de sa réputation, le jeune humain est un individu débonnaire, prompt aux éclats de voix, aux rires et aux situations embarrassantes. Véritable bandit des tavernes, il peut tout aussi bien devenir gentleman en la présence de dames, du moins pour un temps, ce qui explique ses nombreuses aventures d’un soir s’étant terminées en courses poursuite.

Il ne possède aucun respect envers la hiérarchie, ce qui l’amène à commenter de manière acerbe ou ironique les situations qu’il rencontre, y compris quand il ferait mieux de garder le silence. Heureusement pour lui, la petite once de charisme qu’il possède lui permet de s’en sortir le plus souvent. Dans le cas contraire, il lui reste la course à pied.


Au fil des années, ses nombreuses rencontres lui ont appris à devenir méfiant, bien que sa curiosité maladive le pousse à prendre des décisions stupides qu’il regrette bien vite. Ses voyages ont fait de lui un homme connaissant un large répertoire de chansons populaires (bien qu’une bonne partie ait été apprise dans son village d’origine), et capable de jouer de plusieurs instruments. Ils lui ont également donné de bonnes connaissances concernant la plupart des races peuplant ce monde, tandis que ses nombreuses batailles ont fait de lui un combattant plutôt doué, ainsi qu’un tacticien aguerri, bien qu’il n’ai jamais mené d’hommes au combat.

Enfin, détail important, il est complètement obnubilé par les demi-elfes ...


Histoire:


C’est une histoire comme il en court tant d’autres dans nos montagnes embrumées, comme il en sommeille tant d’autres au coin du feu. Une histoire peu connue de tous, guère merveilleuse ou romancée, car les histoires vécues le sont rarement.

Une histoire que je vais vous conter ce soir, sans morale, afin de vous laisser forger votre jugement.

Notre bourgade a toujours été ce qu’elle est : un petit groupement de maisons pelotonnées entre les rochers et le chemin traversant la montagne, offrant le gîte et le couvert aux voyageurs souhaitant faire étape avant de continuer leur route.

Au sein de notre communauté vivait un homme dans la misère. Lui, qui auparavant était le meilleur et seul maréchal ferrand de la ville en avait été réduit à occuper ses journées à guetter les monts de l’Est, la main gauche crispée autour du moignon qui autrefois portait la droite. Il l’avait perdu au combat contre des bandits lors des raids d’Hiver, lorsque ces êtres primitifs descendaient de leur montagne pour trouver de quoi se sustenter.  Le village entier avait honoré sa perte avec celle de plusieurs hommes et femmes du village, en dépit de quoi il ne pouvait trouver le repos des morts, tourmenté par la perte de son instrument de travail. Aussi se résignait-il à rester à jamais à la merci de la reconnaissance et de la pitié de son entourage.

Cette déchéance pris fin le jour où un elfe se présenta au village, maigre et blafard, le regard vide, sa chevelure autrefois splendide réduite à quelques lambeaux qu’il tentait de dissimuler sous son capuchon. D’un pas hagard, il se dirigea vers l’ancienne échoppe du mutilé, claudiquant dans les rues qu’il semblait connaître d’une vie désormais envolée. Se campant devant l’humain, il supplia du bout des lèvres pour un travail que l’autre ne pouvait lui confier.  Le village avait toujours été méfiant vis à vis des autres races, mais lorsque le regard du maréchal ferrant croisa les yeux de l’étranger, tout ce qu’il vit fut son propre reflet, hanté des mêmes fantômes. Aussi lui fit-il une proposition.

Bien qu’atteint dans sa chair, il n’en demeurait pas moins un artisan à l’esprit vif, capable de trouver et corriger au mieux les problèmes auxquels il faisait face. Sans détour, il présenta sa situation à l’elfe : sa forge à l’abandon, son enfant à nourrir, la perte de son membre et de sa fierté. Le représentant du Beau Peuple reste longtemps à l’écouter interdit, alors qu’il lui expliquait sa proposition. En échange de la totalité de ses maigres bien, ainsi que de son aide pour apprendre à lire, le forgeron lui laisserait l’intégralité de sa forge et de ses outils les plus précieux, afin qu’il reprenne à sa place son activité, tandis que l’homme désormais riche de son temps en profiterait pour reprendre la vieille libraire qui avait été abandonnée depuis la mort de son précédant propriétaire lors de La Coureuse, plusieurs années auparavant.

Sans dire mot, l’elfe accepta.


Plusieurs années passèrent, notre homme réussissant chichement à subvenir à ses besoins de la vente des livres qu’il avait récupéré, l’elfe relançant l’activité de la vieille forge, pour le plus grand plaisir des villageois qui, après la méfiance, avait accueillis avec enthousiasme la compétence de l’être au regard océan.

Je me rappelle encore la première fois où je pénétrais la boutique, Erl assis dans sa chaise au milieu de la boutique, tenant son livre de son unique main, me jaugeant d’un rapide regard par dessus ses pages, alors que l’odeur du vieux papier me faisait tourner la tête. C’était un homme dont la vie était revenue en même temps que le feu dans sa forge, prêt à devenir père.

Car oui, le forgeron avait retrouvé la vie pour mieux la donner à son tour, de même que l’elfe quelques années plus tard. Il ne fut guère étonnant de voir leurs enfants toujours collés l’un à l’autre.

L’aîné était un jeune garçon aux cheveux hirsutes, les yeux couleurs de l’écorce du chêne, guère sauvage mais timide, comme tous les enfants de son âge. La seconde, elle, présentait la beauté passée de son père, atténuée par le sang de sa mère, dont elle avait hérité de la chevelure couleur de l’automne. Combien de fois ne l’ai je pas vue collée contre lui, alors qu’il lui lisait pour la énième fois la même histoire, adossés contre le mur de l’ancien moulin…

Elle avait certes plus de problèmes que lui, nombre d’enfants laissant leur cruauté s’exprimer pour la traiter de monstre, de fruit d’une union contre nature, mais elle laissait tout cela de côté, se préoccupant uniquement de vivre dans son monde à elle.

Et ils grandirent ensembles, tels un frère et une sœur, veillant l’un sur l’autre, inséparables compagnons d’enfance. Jusqu’à ce triste jour.

Notre bourgade voyait souvent passer des chasseurs de pégases, des aventuriers près à risquer leur vie sur les rochers secs de nos montagnes, les gravissant pour atteindre les zones de bat de ces nobles animaux, ramenant avec eux les poulains afin de les revendre une fois adultes à de riches cavaliers. Malheureusement, il arrivait parfois que, privé de l’environnement escarpé dans lequel ils grandissaient, les poulains n’apprennent jamais à voler, leurs ailes demeurant alors un reliquat inutile.

C’est précisément ce cas de figure qui se présenta un jour dans notre village.

Le jour descendait lorsqu’arriva une caravane de marchands venue du sud, comme il en venait tout les quatre mois lorsqu’un groupe aventureux tentait de franchir la passe. Comme toujours, il firent étape à la taverne, et le village descendit pour tenter de leur revendre le moindre bien précieux. Joan avait tenté de leur vendre un pégase qu’il avait capturé plusieurs mois auparavant, uniquement pour se voir refouler par les marchands lorsqu’ils découvrirent que le pégase ne savait voler. Furieux, il s’empressa de passer sa colère sur le pauvre animal, promettant au milieu de grognements bestiaux de l’abattre dès le lendemain pour vendre sa viande. Il n’en était bien sûr rien, et il semble bien plus probable qu’il garde la bête pour la revendre un jour ou un autre au même titre qu’un étalon sauvage. Mais ce ne fut pas ce que compris la petite demi-elfe ce jour là.

Je crois bien avoir le seul témoin de la scène, alors que la lune berçait de sa pâle lueur nos chaumières. Je me rappelle ces deux silhouettes qui se tenaient de part et d’autre de l’animal, le menant doucement par la bride en échangeant leur inquiétude à voix basse. Aurais-je du les arrêter ? Je ne sais pas. Elle n’avait même pas connu une quinzaine d’hivers, et lui guère plus, mais je ne me sentais pas concerné par tout cela. Que lui serait il arrivé si elle avait été prise sur le fait ? L’aurait-on jugée comme une voleuse malgré son âge ? L’aurait ont juste réprimandé ? Je ne sais pas, et je prie de ne jamais savoir ce que nous ferions si pareil cas se présentait.

Il est resté seul à la bordure du village, à la regarder s’éloigner, frêle sur l’animal, emportant avec elle le peu qu’elle possédait, trop effrayé par leur acte pour oser la suivre.

Lorsque le vol fut remarqué le lendemain, l’affaire fut vite traitée. Le père de la fille remboursa le prix de l’animal, bien au delà des espérances de son ancien propriétaire, et tous enterrèrent l’histoire. Sauf lui.

Il l’attendait, debout en bordure du village, jour et nuit, guettant son retour, qu’il savait pourtant impossible. Eveillé le matin avant le reste du village, couché bien après, sans pour autant rien faire de sa journée. Sans que rien ne puisse le faire changer d’attitude, comme s’il essayait de rassembler suffisamment de courage pour essayer de la suivre, bien trop tard.

Je pense que c’est ce qu’il essayait de faire, laisser de côté tout ce que sa raison lui dictait pour oser quitter le village seul.

Et un jour, il n’était plus là. Je ne me souviens plus qui a remarqué son absence, mais on a su ce jour là qu’il était parti pour de bon. Et lorsqu’on l’a revu des années plus tard, il avait vécu plus de drames et de joies que bon nombre des héros de ses livres... Vous voulez entendre la plus improbable de ces histoires ? La voilà...

Code: Les tubercules sont nos amies?

Comment avez vous connu le forum ?: C'est lui qui m'a connu.

_________________


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Ana Mardraäk
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MessageSujet: Re: [Fini] Présentation d'un raté   Mer 8 Oct - 22:47

Très bonne présentation qui mérite bien un 9! (on a hésité à mettre 10!)

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[Fini] Présentation d'un raté
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